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Lodewijk Mortelmans 1868-1952

 

Lodewijk Mortelmans Jury member1893 PRIX DE ROME

Participations au Prix de Rome belge en composition musicale
  1889 - 1ière participation: deuxième second prix
  1891 - 2ième participation: retrait
  1893 - 3ième participation: premier prix
 
Lodewijk Mortelmans comme membre du jury du Prix de Rome
(debout au centre - année ?)
 
 
 
 

PETER BENOIT

Pour avoir un gagnant du Prix de Rome dans la maison, c'était l'une des principales préoccupations de Peter Benoits dans les années 1880. Son but ultime était de donner à son école de musique municipale le statut de Conservatoire royal. Pendant si longtemps, il a vu ses meilleurs étudiants partir à Bruxelles pour - et en français! - Pour obtenir un premier prix. Afin de renforcer sa demande, il voulait prouver à tout prix que son éducation était équivalente à celle des Conservatoires royaux de Bruxelles, Gand et Liège. Un étudiant devenu lauréat du Prix de Rome et ainsi couronné meilleur compositeur belge de sa génération, était un label de qualité irréfutable pour son école. L'espoir de Benoit se situe à Lodewijk Mortelmans. Comme le premier de ses étudiants, il était destiné à obtenir ce prix d'Etat.
 
En 1889, Lodewijk Mortelmans participe 'juste pour essayer' et, avec Paul Lebrun, remporte un deuxième prix partagé du Prix de Rome avec la cantate Sinaï. Il avait 21 ans à l'époque.
En 1891, il a interrompu sa participation, forcé par la maladie, et a dû abandonner le test final.
En 1893, à peine âgé de 25 ans, Lodewijk Mortelmans remporte le premier prix à Rome avec sa cantate Lady Macbeth.
 
En 1896, il a voyagé en Italie, a rencontré son ami Jean Delville, qui l'a guidé autour de Rome. Là, dans son esprit, l'esquisse d'une symphonie homérique a mûri. Toujours à Rome, il écrivit Treurmarsch de cette symphonie. Son rêve était de rester quelques années à Rome pour compléter ses œuvres, mais vu son mariage avec Gabrielle Mortelmans (pianiste) en 1894, et qu’ils venaient d’avoir un premier enfant, il retourna dans sa patrie.

JEAN DELVILLE

* Extrait du livre JEAN DELVILLE (1867-1953) Maître de l’idéal, édité en 2014 après l'exposition dans le Musée Félicien-Rops :
Page 21: Jean vit son départ pour Rome comme une délivrance. Accompagné de sa femme et de ses deux fils, il réside à l’Académie belge. Là, il noue amitié avec le compositeur flamand Lodewijk Mortelmans, Prix de Rome de musique.
 
Pages 88-89: Jean Delville part pour l’Italie en mars 1896. Il se rend d’abord à Florence, où il séjourne peut-être chez Baltus, puis passe le printemps et l’été à Rome. Là, il se lie au compositeur Lodewijk Mortelmans, avec qui il projette de réaliser une symphonie homérique mêlant musique et peinture.
* De la collection privé de la famille
Jean Delville à Lodewijk Mortelmans - detail
A Ludovic Mortelmans
en souvenir de notre sympathique rencontre à Rome
21 mai 1896 - Jean Delville
 
 
 

KONINKLIJK VLAAMSCH KONSERVATORIUM

Le 27 septembre 1887, Mortelmans s'inscrit au Conservatoire Royal de Bruxelles pour la classe de piano de De Greef et pour le cours de contrepoint d'Hubert Ferdinand Kufferath. Le fait que Mortelmans ait voulu se perfectionner chez Kufferath était clairement en vue de participer au Prix de Rome. Après tout, Kufferath avait la réputation de pouvoir préparer de jeunes compositeurs pour ce prestigieux prix national de la musique. Mais Mortelmans a eu du mal à Bruxelles - aussi parce que le conseil municipal d'Anvers lui a refusé une bourse - et en septembre 1888, il a quitté le Conservatoire de Bruxelles.
 
Pour l'école de musique à Anvers, il était important d'avoir un élève qui a remporté le Prix de Rome le plus vite possible pour prouver le niveau d'éducation. Alors Mortelmans était sous pression pour devenir le premier élève de Benoits à remporter le prix. Pourtant, Benoit ne savait pas qu'en 1889 il tentait sa chance.
 
Mortelmans a témoigné plus tard: "Benoit me déconseillait de me présenter, en disant 'tu gagneras bien quelque chose, mais il serait préférable d'attendre et de gagner d’un coup le premier prix'. Mais je lui ai répondu que je ne pensais pas de gagner quoi que ce soit, je souhaitais seulement prendre de l'expérience d'un tel concours. C'est donc sans que Benoit le sache que je me suis inscrit."
 
Benoit a eu raison: Mortelmans devait se contenter d'un deuxième prix partagé avec Paul Lebrun. C'est Paul Gilson qui remporte le premier prix avec sa cantate Sinaï. En 1891, il a tenté une seconde chance, mais cette fois, il a abandonné avant la fin de l'épreuve préparatoire. Il était malade et il craignait aussi les machinations du jury.
 
1893 De deelnemers aan de Grote Prijs van RomeFinalement, en 1893, il a remporté le prix convoité avec la cantate Lady Macbeth. Pour Mortelmans, il était évident qu'il choisit le texte néerlandais pour sa cantate: "Je suis entièrement d'accord avec Benoit qu'une œuvre d'art doit toujours traduire les sentiments personnels et les plus hautes impressions du compositeur. Cela ne peut se produire honnêtement lorsque cette œuvre est inspirée par le language même dans lequel l'artiste pense. Je n'ai pas hésité un instant à choisir le texte flamand de Lady Macbeth pour le Prix de Rome, bien que ce fût une mauvaise traduction. Cela ne veut pas dire que je ne voudrais jamais composer sur un texte français. Je ne me risquerais que si cela est absolument conforme à mes principes harmoniques."
 
Après avoir obtenu le Prix de Rome Mortelmans a été acceuilli à Anvers en tant que véritable héros du peuple. Sa victoire avait une signification plus que symbolique dans la lutte de Benoit pour élever son école de musique en Conservatoire Royal. Il n'est donc pas surprenant que Mortelmans ait été bien présent lors des festivités du Conservatoire Royal Flamand d'Anvers en 1897. Pour le concert du 12 septembre 1897, Mortelmans a conduit 'Feestzang' de Benoit ainsi que son œuvre occasionel 'Hommage à Peter Benoit'.
 
   © www.svm.be - Studiecentrum voor Vlaamse Muziek vzw - Jan Dewilde
 
- Traduction des notes personnelles de Lodewijk Mortelmans:
 Cette victoire rendait Benoit très heureux. Il disait à Lodewijk Mortelmans : votre victoire nous permettra de rénover le Conservatoire. Ce qui fût confirmé. Quatre ans plus tard (en 1897) l'Ecole de Musique d'Anvers devint le 'Conservatoire Royal Flamand'".
 

ORIGINE

Villa Medici RomaVilla Medici Rome
 
Le Prix de Rome fût introduit en France par Lodewijk XIV en 1663, après la fondation de l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture.
C'était un prix d'encouragement prestigueux pour tout jeune artiste français et le premier prix, au début, consistait d'un prix en espèces et un voyage d'études à Rome, où le lauréat pouvait travailler durant environ quatres années à l'Académie de France.
L'Académie de France situé de 1666 jusqu'en 1737 au Palazzo Capranica, déménage de 1737 jusqu'en 1793 dans le Palazzo Mancini. Finalement en 1803, Louis Napoleon décide de déménager pour la Villa Medici. En 1968, vu la révolution égalitaire en France, le prix est remis une dernière fois.
 
Prix De Rome (Belgium) WinnersBooks LLC ® Memphis USA 2001
 
Plus tard d'autres pays reprirent le Prix. Après la séparation entre les Pays-Bas et la Belgique en 1830, le gouvernement belge introduisit en 1832 un Prix de Rome pour peinture, sculpture et architecture.
Le gouvernement belge créa un Prix de Rome pour composition musicale par décret ministeriel du 19 septembre 1840, qui exista de 1841 à 1973, érigé par François-Joseph Fétis, et suivant le même modèle qu'en france.
Des concours étaient organisés pour les peintres d'art, les graphistes, les sculpteurs et les architectes (en principe chaque discipline était reconduit tous les trois ans), et -séparément- les compositeurs (tous les deux ans).
L'Académie des Beaux Arts d'Anvers organisa son Prix de Rome jusqu'en 1920, puis le gouvernement belge repris celui-ci. Le premier prix fût aussi nommé des fois le Grand Prix de Rome.
 
 
Academia Belgica RomaAcademia Belgica
Via Omero 8 (Valle Giulia) – 00197 Roma
www.academiabelgica.it
 
L'Academia Belgica se situe près de la Villa Borghese, ou d'autres académies étrangères et sites universitaires sont regroupés.

CONCOURS

Les candidats, sélectionnés lors d'une épreuve préparatoire (fuge à quatre voix et une oeuvre pour chorale accompagné par orchestre), avaient à composer une cantate, un opéra non-enscèné, sur textes imposés.
Pour la composition, du temps de Mortelmans, les candidats recevaient 25 jours. Plus tard, le séjour fut rallongé de cinq jours dans la loge et l'isolement était alors trente jours. Le prix comprenait une bourse d'études, qui permit au gagnant de continuer ses études à l'étranger, dans un centre d'art au choix.
 
Seul les surveillants, les doméstiques, et le secrétaire du jury avaient le droit d'entrer dans les loges des concurrents.
Contrairement à ce que redoutait Guillaume Lekeu, les candidats pouvaient recevoir de la correspondance. Tout paquet ou journal qui leur était adressé fût cependant ouvert et inspecté par le gardien des loges avant d'être remis.
 

LAURÉATS DU PRIX DE ROME 'BELGE' EN COMPOSITION MUSICALE:

1e Prix :
  1841 - Étienne Soubre - Sardanapale
  1844 - Félix-Étienne - Ledent
  1845 - Adolphe Samuel - La Vendetta
  1847 - François-Auguste Gevaert - Le Roi Lear
  1849 - Alexandre Stadtfeldt - Le songe du jeune Scipion
  1851 - Eduard Lassen
  1857 - Peter Benoit - Le Meurtre d'Abel
  1859 - Jean-Théodore Radoux - Le Juif errant
  1863 - Joseph Dupont - Paul et Virginie
  1865 - Gustave Huberti - La fille de Jephté
  1873 - Franz Servais - La mort du Tasse
  1877 - Edgar Tinel - De Klokke Roeland
  1879 - Sylvain Dupuis - Le Chant de la Création
  
  1889 - Paul Gilson - Sinaï
  1891 - Paul Lebrun - Andromède, op.11
  1893 - Lodewijk Mortelmans - Lady Macbeth
  
  1897 - Joseph Jongen - Comola
  1899 - François Rasse - Cloches nuptiales
  1901 - Adolphe Biarent - Oedipe à Colonne
  1903 - Albert Dupuis - La Chanson d'Halewyn
  
  1909 - Robert Herberigs - La Légende de Saint Hubert
  1913 - Léon Jongen - Les Fiancés de Noël
  
  1920 - René Barbier - Légende de la soeur Béatrice
  1921 - Fernand Quinet - La Guerre
  
  
  1927 - Alex De Taeye - Le Rossignol
  1929 - Georges Lonque, Antoine Van Ulft - Antigone
  1932 - Sylvain Vouillemain - L'enfant prodigue
  1933 - Prosper Van Eeckhaute
  1935 - René Defossez - Le vieux Soudard
  1937 - Léon Simar
  
  1945 - Marcel Quinet - La Vague et le Sillon
  1952 - René Driessen
  
  Peinture :
  1895 - Jean Delville - Le Christ glorifié par les enfants
 
2e Prix :
  
  
  1845 - Léonard Terry
  1847 - Jacques-Nicolas Lemmens
  
  1851 - Jean-Baptiste Rongé
  
  
  
  
  
  1877 - MM Simart, de Paw
  
  1887 - Paul Lebrun - Les Suppliantes, Edmond Lapon
  1889 - Lodewijk Mortelmans, Paul Lebrun - Moïse au Sinaï
  1891 - Guillaume Lekeu - Andromède
  
  1895 - Joseph Jongen - Callirhoé
  
  1899 - Léon Henry
  
  
  1907 - Henri Sarly - mention
  
  
  1919 - René Barbier - Thijl Ulenspiegel
  
  
  1922 - Jean Absil - La Guerre
  1923 - Joseph Leroy (1894-1963) premier second prix
  
  
  
  
  1935 - Léon Simar (1909-1983)
  
  1943 - Pierre Froidebise - La Navigation d'Ulysse
  
  
  
  
  
 

 

PHILIBERT MEES JOUAIT MORTELMANS À ROME

Philibert MeesPhilibert Mees (piano - 1929-2006)
Il résidait à Rome dans les années 1980.
Il donna plusieurs concerts à l'Academica Belgica à Rome et y jouait autant la musique de Lodewijk Mortelmans.
 
 
 
 

HOMMAGE AU PRIX DE ROME BELGE

22 - 29 OCTOBRE  &  19 - 26 NOVEMBRE 2009

Academia Belgica, Via Omero 8, 00197 ROMA
 
Academia Belgica - Brochure 2009GRAND PRIX DE ROME:
À l'occasion du 70ième anniversaire de l'Academia Belgica (1939-2009) en collaboration avec les Conservatoires Royals de Anvers, Bruxelles et Gand
 
Programme :
* Jeudi 19 NOVEMBRE 2009 - 19:30
Conservatoire Royal de Gand
- Lodewijk Mortelmans : ‘t Avondt
* Jeudi 29 OCTOBRE 2009 - 19:30
Conservatoire Royal de Bruxelles
- Lodewijk Mortelmans : 10 miniatures
 
 
 
PDF   Programme original: IL PRIX DE ROME BELGA: UN OMAGGIO
   Programme complet: AGENDA 2009
 
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